LIBRES PROPOS
Une apologie du terrorisme ?
Choisir STORA pour rechercher un « apaisement » sur la mémoire de la guerre d’Algérie, cela semble une gageure !
Est-ce son passé de trotskyste ou ses prises de positions bien connues qui peuvent le faire considérer comme un historien ? Curieuse conception du rôle d’historien ! Le terme « d’historien engagé » que certain serait tenté de lui affubler, ne signifie rien. Ce qualificatif est juste un contre-sens. Du moins est-ce que je crois avoir compris de ce qu’un historien doit être.
En fait d’apaisement il semble que cela ne soit pas tout à fait une réussite ! Tout au moins si l’on en juge par le nombre de réactions que son rapport a déjà suscité. Je ne vais, évidemment pas, publier ici tous les articles qui sont déjà parus sur le sujet. Je veux simplement en citer trois d’entre eux que vous pourrez lire en accédant au site de l’UNC de Seine et Marne www.unc77.fr
- Le rapport d’Hervé Longuet président de l’UNC nationale.
- Rapport de l’ASAF (Association pour le Soutien de l’Armée Française).
- Rapport d’historiens, Jean-Jacques Jordi et Guy Pervillé
L.R. Theurot
Poésie (extrait) R. Bonhomme 13/01/2008 En ce temps-là à BAMAKO
Nous ignorions Al Quaida
Ses terroristes et ses charias,
Et sur l’chemin du Messsous-off,
Pas besoin de kalachnikov.
En ce temps là à BAMAKO
Il n’y avait pas d’climatiseurs
Parfois de vieux ventilateurs
qui brassait l’air et sa moiteur
mais n’évaporais pas la sueur
Résultat c’était la Bourbouille
Qui nous grattait autour des ……..
Un conseil pour plus qu’ça démange
Profiter de la « pluie des mangues »
Et pour rafraichir la luette,
Faire appel à la Gargoulette
En ce temps là en AOF,
On n’attendait pas l’UNICEF ,
Pas besoin de resto du cœur
Le Karité remplaçait le beurre
Les Moussos avaient le ventre plein,
Tout le monde mangeait à sa faim
L’AOF c’était pas l’Goulag
Manding, Dogon ou Baoulé
Vivaient en paix dans l’abondance
Sous la protection de la France.
Tout çà c’était à BAMAKO
Maintenant que nous sommes en FRANCE
Sego, Hollande, et même Sarko
Viennent nous parler de « Repentance »
Mais nous, Anciens de BAMAKO
Nous avons fait notre boulot,
N’ayons pas honte de notre FRANCE
Et crions fort « VIVE LA FRANCE »
Un Flop !
Je viens de trouver ce mot sur Internet : Un flop est un échec ou un bide (si l’on préfère). C’est en tous cas ce que nous avons cru entendre à l’annonce de l’annulation du voyage de Mr Jean Castex.
Sont-ils donc si naïfs, nos dirigeants, pour croire qu’ils suffisaient de publier un rapport qui prétendait avoir des allures d’objectivités pour avancer vers la réconciliation ?
Le rapport STORA avait déjà suscité bien des critiques dans notre pays. Critiques que j’ai évoquées dans le précédent numéro de la V.D.C. En Algérie ce ne sont pas de simples critiques, compassées ou diplomatiques, que cela a fait surgir ! Un ministre algérien n’a-t-il pas déclaré : « Le criminel refuse toujours d’avouer ses crimes. »
Car il ne peut y avoir de doutes ! Le « criminel » c’est nous, la France, pas le FLN. Eux, ils n’ont jamais tués, massacrés, torturés. Ils n’ont rien à se faire pardonné, ni aux pieds noirs, ni aux harkis, ni aux habitants d’origine Nord-Africaines, leurs coreligionnaires. Comment, dans ses conditions, peut-il y avoir un espoir de réconciliation ? Pour ce réconcilier il faut être deux, au minimum, et notre pays est tout seul à faire des avances qui demeurerons des tentatives avortées.
L.R. Theurot
Libres propos : La lacheté
Le mois d’août dernier a vu, une fois de plus un bel exemple de lâcheté de la part des nations. « La lâcheté désigne de manière générale le manque de fermeté ou le défaut de courage » selon Wikipédia.
Dans ce cas là la lâcheté à consisté à abandonner toute une population, les afghans, devant leurs bourreaux alors que beaucoup (beaucoup trop) de promesses avait été faites de les aider à parvenir à un idéal démocratique.
Toute cette population se lançant dans une bousculade désespérée pour essayer de gagner les derniers avions en partances, tout cela n’était pas sans rappeler l’époque des « boot-peoples » où un Président, le notre, demandait aux vainqueurs de mieux surveiller leurs frontières. Plus loin dans le temps, cela n’était pas sans rappeler aussi l’époque où toute une population, qui avait crue aux promesses d’une Algérie française, se précipitait, dans une panique générale, pour prendre les bateaux qui leurs permettaient de choisir entre la valise et le cercueil. Sans oublier que toute une autre partie de la population, les harkis, n’eut pas ce choix.
« Une des plus pernicieuses maladie qui puissent ronger un peuple c’est l’oubli ». C’est ce qui à été dit mais cette recommandation, au 21ème siècle reste lettre morte car la démonstration, une fois de plus qui vient d’être faite se résume en ceci : L’histoire se répète !
Louis-René Theurot
Avoir 20 ans !
Dans son allocution du 14 octobre 2020, le Président Macron a déclaré que c’était dur d’avoir 20 ans…. Nous étions d’accord avec le Président pour le début de la phrase mais quand il a rajouté « en 2020 » nous avons eu un haut-le-cœur. Nous qui avions eu 20 ans dans les Aurès (ou dans une région avoisinante), croyez-vous, Mr le Président, que nous y faisions un séjour du style « Club Méditerranée » ?
Que ce soit à la suite d’actes de guerre, d’enlèvements, d’accident ou de maladie, près de 25 000 d’entre-nous ont été à tout jamais arrachés à leurs familles. Peu de choses au regard des, déjà, 65 000 morts suite au CORONA me direz-vous. Mais, on peut faire dire ce que l’on veut aux statistiques, c’est bien connu, Il s’agissait alors de « la fleur de la population », une jeunesse qui attendait de « rentrer » pour prendre sa place dans la société. Aujourd’hui, il s’agit plus d’une fraction vieillissante. Ceux que l’on appelle « les personnes à risques » et qui, de toute façon, sont condamnés à disparaitre à plus ou moins brève échéance. De quoi souffrent les jeunes aujourd’hui ? De ne pas pouvoir faire la fête ? De devoir respecter un couvre-feu et d’être obligés de mettre un masque ? C’est dur, en effet, mais parler d’un sacrifice terrible, cela c’est trop
Libre propos (Je continue)
2024 : Je n’ai plus HONTE !
Comme beaucoup d’entre-nous j’ai pu admirer les cérémonies en mémoire du débarquement du 6 juin 1944 Cérémonies que je qualifierais à la fois de grandioses et d’émouvantes avec la présence, côte à côte des Présidents de la France et des Etats-Unis.
Je ne pus, à cette occasion, que repenser à un certain 6 juin 1964 : Le 20ème anniversaire du débarquement !
Ce jour là Le Président de la république française refusa de commémorer le débarquement en Normandie : « vous voudriez que j’aille commémorer leur débarquement, alors qu’il était le prélude à une seconde occupation du pays ? (occupation par les américains) ».
Ce jour là, beaucoup de français, comme moi eurent honte de leur pays. L’annonce de l’arrivée des alliés, je m’en souviens encore, (Je n’avais que six ans), nous l’avons vécu, avec nos parents, comme un jour de liesse et comme une période d’espoir.
Pour exprimer la honte que nous avons ressentie en 1964, rappelons-nous la chanson de Michel Sardou : « Si les ricains n’étaient pas là. … »
Louis-René Theurot